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| Le 10 mai, une date pour les « Noirs » de
France et non pour les descendants d’esclaves |
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| Pourtant, la question de la date de commémoration
de l’esclavage est intimement liée aux hommes et aux femmes
originaires de l’Outre-mer français. Durant 150 ans, les
Antillais, Guyanais et Réunionnais ont honoré, dans chaque
DOM, la République généreuse qui avait aboli l’esclavage,
au détriment de la mémoire de leurs aïeux esclaves. Arrivés
massivement en France dans les années 70-80, ce
sont eux (et non les « Noirs » de France) qui très tôt
y ont revendiqué l’existence d’une journée officielle
de commémoration de l’esclavage. |
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| La mémoire de l’esclavage
n’est pas noire ou africaine, elle est portée,
et c’est bien normal, par les descendants des victimes
de ce crime contre l’humanité. |
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| Le 10 mai est donc une véritable usurpation,
une récupération du mouvement des Français descendants
d’esclaves pour honorer la mémoire de leurs aïeux, au nom d’une « communauté noire » qui n’existe
pas (nous ne sommes pas aux États-Unis où les «
Noirs » américains sont dans leur écrasante majorité des
descendants d’esclaves ayant donc une histoire commune). |
Citations: Dr. Serge ROMANA
Président du Comité Marche du 23 Mai 1998
Article publié sur le site web du comité en question: CM98
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