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| Pourtant, la question de
la date de commémoration de l’esclavage est intimement
liée aux hommes et aux femmes originaires de l’Outre-mer
français. Durant 150 ans, les Antillais, Guyanais et Réunionnais
ont honoré, dans chaque DOM, la République généreuse qui
avait aboli l’esclavage, au détriment de la mémoire de
leurs aïeux esclaves. Arrivés massivement en France dans
les années 70-80, ce sont eux
(et non les « Noirs » de France) qui très tôt y ont revendiqué
l’existence d’une journée officielle de commémoration
de l’esclavage. |
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| La
mémoire de l’esclavage n’est pas noire ou africaine,
elle est portée, et c’est bien normal, par les descendants
des victimes de ce crime contre l’humanité. |
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| Le 10 mai est donc une véritable
usurpation, une récupération du mouvement des Français
descendants d’esclaves pour honorer la mémoire de leurs
aïeux, au nom d’une « communauté noire » qui n’existe
pas (nous ne sommes pas aux États-Unis où les «
Noirs » américains sont dans leur écrasante majorité des
descendants d’esclaves ayant donc une histoire commune). |
Citations: Dr. Serge ROMANA
Président du Comité Marche du 23 Mai 1998
Article publié sur le site web du comité en question: CM98
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