
Couple de réfugiés apatrides
Bonjour!
En Juin nous allons faire nos pétitions aux Nations Unies.
Nous allons faire connaître notre cas de « sans pays »,
et faire le point sur nos droits culturels. Nous avons déjà
envoyé plusieurs messages et nous vous demandons de nous aider
(organisez des concerts, faire des traductions, etc...).
Grâce à une amie nous avons désormais une version française de
notre lettre de soutien. Nous devons envoyer 500 lettres
aux Nations Unies en juin! Nous espérons que vous allez montrer
votre sincérité en signant la lettre! Nous pensons que c'est
le moins que vous pouvez faire de nous aider ainsi que créer le
monde meilleur que tout le monde prétend vouloir!
Imprimez; signez et envoyez-nous la lettre par la poste
toute de suite!
Aisha et Bankole Irungu
c/o Christophe Garrivier
39 rue Longue Vie
1050 Bruxelles
Belgique
Merci!
Nous pouvons créer un monde meilleur pour
les Africains et tout le monde si nous travaillons ensemble en
vérité et sincérité!
En lutte! (l’êtes vous?)
Aisha & Bankole
Voici la lettre!
Nations Unies
Comité des Droits Civiques, Politiques et Culturels, concernant
Taylors (Irungus) contre le Canada
J'apporte mon soutien complet à l'installation d'Aisha
et Bankolé Irungu (Angela et David Taylor) dans un pays sans risque,
hors des États-Unis et du Canada, afin qu'ils reçoivent un dédommagement
financier et que leur situation soit également abordée aux Nations
Unies et dans les autres organismes appropriés.
Ils ont été illégalement forcés à errer, en exil depuis
7 ans, strictement à cause d'une discrimination basée sur la race,
la nationalité d'origine et les convictions politiques. Leur situation
illégale et inhumaine doit être réglée. Je suis scandalisé(e)
par le traitement qu'ils ont reçu de la part des autorités canadiennes.
Il est déplorable qu'ils soient non seulement privés du
processus de Droit de demandeur d'asile à cause de l'influence
d'une puissance étrangère, mais qu'ils soient également privé
de faire appel de leur décision à la Commission de l'Immigration
et des Réfugiés, au Canada - un droit qui est supposé exister
pour tous les demandeurs d'asile. De plus, il est scandaleux
qu'Aisha et Bankolé aient été privés de l'accès à l'information
avec un organisme international durant plusieurs années en ce
qui concerne leur situation d'apatrides.
J'estime que dire à une personne qu'elle ne peut pas retourner
dans son pays, comme l'a fait le Canada, est un acte qui fait
perdre toute crédibilité à chaque convention et article qui existe
dans la Convention Internationale des Droits Civiques et Politiques,
particulièrement le droit de quitter un pays quel qu'il soit,
incluant le sien, et de retourner dans un autre. Plus encore,
je pense que forcer une personne à parcourir le monde sans patrie,
sans accès aux soins médicaux gratuits, sans espoir de vie de
famille ou de stabilité, est une forme de torture.
Je soutien pleinement le droit des personnes à travers
le monde à participer aux activités culturelles.
Aisha est une musicienne, travailleuse culturelle, et
une experte en tradition musicale Afro-Américaine. Elle a été
exclue, empêchée de se produire à des festivals de jazz et autres
manifestations locales de musique Afro-américaine, alors qu'au
même moment des musiciens non Afro-américains jouent et tirent
profit de ces évènements. Elle décrit ceci comme "l'impérialisme
culturel" de l'industrie musicale - l'industrie profite de la
musique Afro-américaine pendant qu'ils empêchent les Afro-américains
de la jouer. Au Canada, Aisha a entendue dire que si elle continuait
à s'élever contre cela, ça serait mentionné dans sa demande d'asile
- et ça l'a été. En Europe, les salles ont refusé de l'engager,
et de façon évidente payé les Européens plus qu'il ne l'aurait
payé elle, et refusé de la payer pour des performances sous-contrat
qu'elle a réalisé. Elle continue à parler haut et fort et à faire
son travail culturel en dépit de beaucoup de dureté et d'obstacles.
Je pense que la tentative de contraindre Aisha à abandonner
une partie de sa culture en la menaçant est répréhensible. C'est
un exemple de pur racisme, d'assimilation forcée et de violation
de plusieurs conventions des Nations Unies sur les droits culturels.
J'estime, comme il est clairement expliqué dans la Convention
Internationale des Droits économiques, sociaux et culturels, que
"…En aucun cas une personne ne peut être privée de ses propres
moyens de subsistance." Aisha et Bankolé doivent voir leurs droits
civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels protégés.
Je suis persuadé(e) que cette convention s'applique aux cultures
de chacun. C'est une question sérieuse qui doit être adressée
par ce comité.
Aisha est une musicienne et chanteuse, dont l'oncle tournait
avec Duke Ellington dans les années 50. Son père a refusé de se
battre pour une Amérique ségrégationniste durant la 2nde guerre
mondiale - il fut emprisonné. Son grand-père était un communiste
et un contemporain de Richard Wright à Chicago. Bankolé est un
écrivain et chercheur ciblé pour ses écrits et sa participation
à l'internationalisme du Mouvement noir aux États-Unis. La première
formation politique à laquelle il a appartenu aux États-unis était
un appel aux Nations Unies pour qu'elles assistent la supervision
d'un plébiscite où les Africains décideraient de la nature de
leur relation avec le gouvernement américain.
Je soussigné(e) ……………………………………… suis solidaire
et résolu(e) à aider Aisha et Bankolé à obtenir une compensation
financière, à s'installer dans un pays tiers hors des États-unis
ou du Canada et à avoir leur cas réglé devant les Nations Unies
et autres organismes appropriés.
Inscrivez votre nom et prénom ci-dessus et signez en dessous.
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(19/07/05)
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