Imprimez; signez et envoyez-nous la lettre par la poste toute
de suite!
Aisha et Bankole Irungu
c/o Christophe Garrivier
39 rue Longue Vie
1050 Bruxelles
Belgique
Merci!
Nous pouvons créer un monde meilleur pour les
Africains et tout le monde si nous travaillons ensemble en vérité
et sincérité!
En lutte! (l’êtes vous?)
Aisha & Bankole
Voici la lettre!
Nations Unies
Comité des Droits Civiques, Politiques et Culturels, concernant
Taylors (Irungus) contre le Canada
J'apporte mon soutien complet à l'installation d'Aisha et Bankolé
Irungu (Angela et David Taylor) dans un pays sans risque, hors
des États-Unis et du Canada, afin qu'ils reçoivent un dédommagement
financier et que leur situation soit également abordée aux Nations
Unies et dans les autres organismes appropriés.
Ils ont été illégalement forcés à errer, en exil depuis 7 ans,
strictement à cause d'une discrimination basée sur la race, la
nationalité d'origine et les convictions politiques. Leur situation
illégale et inhumaine doit être réglée. Je suis scandalisé(e)
par le traitement qu'ils ont reçu de la part des autorités canadiennes.
Il est déplorable qu'ils soient non seulement privés du processus
de Droit de demandeur d'asile à cause de l'influence d'une puissance
étrangère, mais qu'ils soient également privé de faire appel de
leur décision à la Commission de l'Immigration et des Réfugiés,
au Canada - un droit qui est supposé exister pour tous les demandeurs
d'asile. De plus, il est scandaleux qu'Aisha et Bankolé aient
été privés de l'accès à l'information avec un organisme international
durant plusieurs années en ce qui concerne leur situation d'apatrides.
J'estime que dire à une personne qu'elle ne peut pas retourner
dans son pays, comme l'a fait le Canada, est un acte qui fait
perdre toute crédibilité à chaque convention et article qui existe
dans la Convention Internationale des Droits Civiques et Politiques,
particulièrement le droit de quitter un pays quel qu'il soit,
incluant le sien, et de retourner dans un autre. Plus encore,
je pense que forcer une personne à parcourir le monde sans patrie,
sans accès aux soins médicaux gratuits, sans espoir de vie de
famille ou de stabilité, est une forme de torture.
Je soutien pleinement le droit des personnes à travers le monde
à participer aux activités culturelles.
Aisha est une musicienne, travailleuse culturelle, et une experte
en tradition musicale Afro-Américaine. Elle a été exclue, empêchée
de se produire à des festivals de jazz et autres manifestations
locales de musique Afro-américaine, alors qu'au même moment des
musiciens non Afro-américains jouent et tirent profit de ces évènements.
Elle décrit ceci comme "l'impérialisme culturel" de l'industrie
musicale - l'industrie profite de la musique Afro-américaine pendant
qu'ils empêchent les Afro-américains de la jouer. Au Canada, Aisha
a entendue dire que si elle continuait à s'élever contre cela,
ça serait mentionné dans sa demande d'asile - et ça l'a été. En
Europe, les salles ont refusé de l'engager, et de façon évidente
payé les Européens plus qu'il ne l'aurait payé elle, et refusé
de la payer pour des performances sous-contrat qu'elle a réalisé.
Elle continue à parler haut et fort et à faire son travail culturel
en dépit de beaucoup de dureté et d'obstacles.
Je pense que la tentative de contraindre Aisha à abandonner
une partie de sa culture en la menaçant est répréhensible. C'est
un exemple de pur racisme, d'assimilation forcée et de violation
de plusieurs conventions des Nations Unies sur les droits culturels.
J'estime, comme il est clairement expliqué dans la Convention
Internationale des Droits économiques, sociaux et culturels, que
"…En aucun cas une personne ne peut être privée de ses propres
moyens de subsistance." Aisha et Bankolé doivent voir leurs droits
civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels protégés.
Je suis persuadé(e) que cette convention s'applique aux cultures
de chacun. C'est une question sérieuse qui doit être adressée
par ce comité.
Aisha est une musicienne et chanteuse, dont l'oncle tournait
avec Duke Ellington dans les années 50. Son père a refusé de se
battre pour une Amérique ségrégationniste durant la 2nde guerre
mondiale - il fut emprisonné. Son grand-père était un communiste
et un contemporain de Richard Wright à Chicago. Bankolé est un
écrivain et chercheur ciblé pour ses écrits et sa participation
à l'internationalisme du Mouvement noir aux États-Unis. La première
formation politique à laquelle il a appartenu aux États-unis était
un appel aux Nations Unies pour qu'elles assistent la supervision
d'un plébiscite où les Africains décideraient de la nature de
leur relation avec le gouvernement américain.
Je soussigné(e) ……………………………………… suis solidaire et résolu(e)
à aider Aisha et Bankolé à obtenir une compensation financière,
à s'installer dans un pays tiers hors des États-unis ou du Canada
et à avoir leur cas réglé devant les Nations Unies et autres organismes
appropriés.
Inscrivez votre nom et prénom ci-dessus et signez en dessous.
Indiquez votre pays
(19/07/05)