Rachid TahaYa Rayah
Rachid Taha est le fils d'un père originaire de Béjaïa en Kabylie et d'une mère originaire de Mascara. Il déménage pour l'Alsace à Sainte-Marie-aux-Mines, avec ses parents en 1968, puis a vécu quelques temps à Lépanges-sur-Vologne dans les Vosges[3] où élève turbulent il est mis chez les sœurs par sa famille[2]. À cette époque, il apprend réellement à écrire l'arabe et parler l'arabe littéraire, notamment en écoutant les chansons d'Oum Kalsoum[3]. Après des études de comptabilité et différents petits boulots, il s'installe à Lyon, où travaillant à l'usine Thermix, il rencontre Mohammed et Moktar Amini[2] et forment en 1981 le groupe Carte de séjour, prônant l'intégration et la tolérance envers les immigrés (ils participent notamment à la Marche des beurs de Paris à Marseille[2]), et sortent un premier album intitulé Rhoromanie en 1984. En 1982, il ouvre également une boîte de nuit nommée Au Refoulé dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon[2]. En 1986, Taha et Carte de séjour ont défrayé la chronique en reprenant Douce France, une chanson de Charles Trenet qui fut distribuée aux députés de l'Assemblée nationale. Le groupe se dissout en 1989 et Rachid Taha débute une carrière solo avec la sortie de son premier album Barbès en 1991. En 1998, il sort Diwân qui compile des compositions chaâbi de Dahmane El Harrachi, de Hadj El Anka, de Akli Yahyaten, ainsi que Nass El Ghiwane et Farid El Atrache. Rachid Taha revendique fréquemment l'héritage de Cheikha Rimitti, dont il a repris de nombreux rythmes et mélodies. En 1998 toujours, il sort un album live 1, 2, 3 Soleils en compagnie de Khaled et Faudel (notamment sur les tubes Ya Rayah et Abdel Kader). En 2004 sort l'album Tékitoi, à ce jour un des plus créatifs et complexes de Rachid Taha, qui a reçu une excellente presse en France [réf. nécessaire] et aux États-Unis[4]. Cet album reprend le tube Rock the Casbah des The Clash dans une adaptation Rock el Casbah qui fut unanimement acclamée[4] : Mick Jones ayant déclaré préférer la version de Taha[3], qu'ils ont chantée ensemble plusieurs fois sur scène, notamment lors d'une session de Taratata sur France 4[5]. Musicien algérien, Rachid Taha déclare n'avoir
jamais voulu demander la nationalité française, en mémoire de son
oncle tué par les militaires français pendant les événements de
la guerre d'Algérie [6], mais il a semble-t-il tout de même commencé
les démarches pour l'obtenir [2]. En 2008, Rachid Taha interprète
le rôle principal de Là où je pense, court-métrage réalisé à l'occasion
de la collection Écrire pour un chanteur, lancée par Canal +. Cette
même année, il collabore avec Rodolphe Burger pour le titre Arabécédaire
et publie son autobiographie, Rock la Casbah, chez Flammarion. * "La nostalgie c'est un retour alors que la mélancolie, c'est un recours, c'est totalement différent. Je trouve le terme nostalgie très malsain. C'est comme le mot fier que certains utilisent à tire-larigot. La mélancolie c'est quelque chose de beaucoup plus sincère qu'une quelconque nostalgie ou qu'une quelconque fierté. (...) Je pense qu'on n'a pas à être fier d'être ou d'avoir été."[7] Discographie * 1983 : Carte de séjour Bibliographie * 2008 : Rock la Casbah (avec Dominique Lacout)
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